Guillaume Dupeyron

Ex-chargé de billetterie et responsable de la promotion au Krakatoa

Supporter des girondins depuis 1991

 

 

« J’ai commencé à suivre les girondins quand j’avais 5 ans, en 1991. C’est devenu plus intense à la période où on a été champions en 1999 et manque de chance, j’étais finalement à fond pour les années de disette, après 2002. Mais j’aime quand même bien les joueurs comme Darcheville, qui ont un côté laborieux, dans la façon qu’ils ont d’avancer, ou de faire un contrôle. Si les joueurs comme ça ont le mental, ça fait toujours de bons joueurs au final. Ce côté ouvrier, ça va bien avec la tradition viticole de Bordeaux. Les propriétaires de châteaux gracieux et classe, puis les ouvriers dans les vignes qui abattent le travail. Quand je vois des Nicolas Pallois qui s’entraînent au château du Haillan, je ne peux jamais m’empêcher de faire le rapprochement. »

 

le mec avait bien préparé cette interview

 

« Je suis très peu allé au stade. Je vis les girondins essentiellement à la radio. J’ai gardé ce truc du collège ou j’étais branché sur le multiplex de RMC dans ma chambre, et du coup j’ai pris l’habitude de suivre les matchs comme ça. J’avais un carnet où j’écrivais tous les résultats, les buteurs, l’évolution du classement. Une démarche d’archiviste. La radio, ça travaille beaucoup sur ton imaginaire. Même un but pourri, tu l’imagines différemment. Tu fantasmes la part d’ombre. Pour moi, ce décalage, c’est l’équivalent de quand tu lis un livre et que tu vas voir son adaptation cinéma. T’es systématiquement déçu. Quand je suis enfin allé au stade, j’ai trouvé ça lent, je n’ai pas aimé. La télévision fait les bons montages, à la radio tu as l’impression qu’il se passe toujours un truc dingue, mais au stade il n’y a rien de tout ça : les mecs qui marchent quand le ballon est loin, ils ne te les montrent pas. »